Ça me fait une belle jambe!
A-t-on hérité cette expression du monde du cabaret? Pas du tout!
Dans La puce à l'oreille, Claude Duneton fait référence à l'élégance masculine pour expliquer son origine. Au XVIe, au placard, la robe pour les hommes! Ils optèrent pour les chausses, sorte de collants qui couvraient les jambes. Au siècle suivant, ils les embellissaient même avec des rubans, trop chou. Donc "faire la belle jambe" signifiait "faire le beau, se pavaner". Mais l’expression va évoluer et dans le Dictionnaire de l'Académie de 1694, on peut lire : "On dit par ironie qu'une chose rend la jambe bien faite à quelqu'un pour dire qu'elle ne lui sert à rien, qu'il n'en est pas mieux."
Bref, ça me fait une belle jambe veut dire ça ne me sert à rien, je n'en suis pas plus avancé. C'est comme dire "Et alors?"
Lu sur www.20minutes.fr (Article du 10/01/19)
"Mercato: Le Bayern a contacté le PSG pour acheter Rabiot cet hiver!... Ntep pourrait revenir en Ligue 1... Revivez la journée"
15h30: Joueur très élégant que ce Romain Grange, je valide le choix des Grenoblois (ça leur fait une belle jambe).
Dormir comme un loir
Qui dort le plus, un bébé, un bienheureux, une marmotte ou un loir?
Ils dorment tous profondément, c'est clair. Bon, ça dépend peut-être des bébés… Mais entre la marmotte et le loir, le choix ne va pas de soi. La première hiberne entre six et huit mois de l'année, selon le climat! Quant au second, il hiberne six mois de l'année environ, d'octobre à avril ou mai.
Dans l'Encyclopédie Larousse en ligne (www.larousse.fr), on peut lire :
En 1896, le physiologiste français Dubois décrit, le premier, le phénomène d'hibernation des marmottes. Ce sont les plus gros « hibernants profonds ». En effet, ni l'ours ni le blaireau ne s'endorment aussi complètement et leur température ne descend jamais aussi bas que celle de la marmotte. Chez cette dernière, toutes les fonctions physiologiques ralentissent et prennent souvent un rythme irrégulier (plusieurs mouvements respiratoires vont par exemple succéder à une longue période d'apnée). Ainsi, en dépit de l'expression « dormir comme une marmotte », l'hibernation n'est pas un sommeil mais bien une « vie ralentie ». D'ailleurs, la marmotte utilise aussi les interruptions de l'hibernation, toutes les deux à trois semaines, pour… dormir ! Il semble ainsi que l'action réparatrice du véritable sommeil soit unique et indispensable.
Bref, non seulement la marmotte et le loir dorment profondément, mais aussi très longtemps!
Lu sur www.liberation.fr (Article du 7/01/19 ) "Décollage en quatre tremplins pour Ryoyu Kobayashi"
DJ à ses heures perdues et féru de grosses cylindrées, le natif de Hachimantai, à 550 km au nord de Tokyo, a remis le sport au centre de ses priorités. Le soir du nouvel an, la veille de l’épreuve de Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), il ne faisait pas danser le Japon mais dormait comme un loir dès 22 heures. Le lendemain, le Nippon triomphait sur la deuxième étape de la tournée des Quatre Tremplins.
Découvrir le pot aux roses
Une blague de jardinier? Pas vraiment!
Pour certains linguistes, l'origine de cette expression remonterait au Moyen Âge où "le pot aux roses" était une petit boîte où les femmes gardaient leur fard. Et découvrir aurait le sens de "soulever le couvercle". Dans le Dictionnaire des expressions et locutions (éditions Le Robert), les auteurs suggèrent plutôt que le verbe signifierait ici "trouver un secret" et le pot aux roses "une préparation particulièrement rare (ou un secret, auquel les valeurs érotiques de rose ne sont peut-être pas étrangères)".
Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, il s'agit bien de la découverte d'une réalité cachée.
Lu sur www.leparisien.fr :
(Article du 04/04/18, "Des centaines de milliers d’euros retrouvés chez l’ex-bâtonnier incarcéré pour escroquerie")
Ses deux associées expliquent avoir lancé l’alerte après une demande « anodine » envoyée par la Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats (Carpa).
Le pot aux roses a été découvert par hasard. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont été trouvées dans le bureau et au domicile de l’ancien bâtonnier de Béziers (Hérault), Jean-Christophe Guigues, mis en examen dans une affaire d’escroquerie et incarcéré le 21 décembre, a-t-on appris vendredi de sources proches de l’enquête.
C'est une autre paire de manches
Ah, les joies de la polysémie! Cette expression a-t-elle un rapport avec des manches à balai? Des individus qui font la manche? La première et la seconde manche d'un match de tennis? Rien à voir!
Cette expression remontant au XVIe siècle fait référence à la partie du vêtement qui couvre les bras. À l'époque, elle était amovible. Les amoureux échangeaient leurs manches en guise de gage de fidélité.
De nos jours, on l'utilise pour indiquer que l'on se réfère à quelque chose de complètement différent, mais aussi à quelque chose de plus difficile que ce dont on vient de parler. C'est pourquoi certains linguistes, comme Alain Rey, considèrent que cette expression est issue du milieu de l'artisanat car il pouvait s'agir d'un produit qu'il fallait fabriquer, coudre, orner, etc., et donc cela demandait un effort supplémentaire.
Lu sur www.capital.fr :
(Article du 21/02/19, "Ces astuces pour déconnecter votre smartphone")
On a beau avoir été biberonnés au “quand on veut, on peut” depuis l’enfance, quand il s’agit de couper avec le cordon de son smartphone ou de sa tablette numérique, c’est une autre paire de manches. En effet, nous serions devenus accros à nos écrans.
Donner sa langue au chat
Avis aux gourmands! À ne pas confondre avec les langues de chat, ces petits biscuits secs à la forme caractéristique.
Cette expression est relativement récente puisqu'elle remonte au XIXème siècle seulement. Certains linguistes comme Alain Rey font un parallélisme avec celle qu'utilisait la célèbre femme de lettres Mme de Sévigné (1626-1696), "jeter sa langue aux chiens", tombée en désuétude. Dans les deux cas, on veut dire qu'on renonce à deviner, à trouver la solution. L'évolution d'une expression à l'autre est peut-être due à la renommée du chat comme un animal intelligent et sage.
Lu sur www.journaldemontreal.com :
(Article du 23/03/19, "Un top 5 à faire rêver")
En ce 50e anniversaire des Expos, Andre Dawson se grattait la tête tout en réfléchissant vigoureusement au palmarès des cinq meilleurs joueurs de l’histoire. Avec ses trois joueurs qui sont entrés au Temple de la renommée du baseball avec une casquette bleu-blanc-rouge, en plus des quatre qui ont porté l’uniforme à un moment ou un autre durant leur carrière, « The Hawk » donnait sa langue au chat lorsqu'il a été questionné par Le Journal à ce sujet.
Comme un billet de loterie, il avait néanmoins les bons numéros du top 5. Dans le désordre...
« Gary était le plus populaire. Tim [Raines] doit y être et moi aussi, réfléchit-il à haute voix sans chauvinisme. Il y a d’excellents joueurs qui ont porté cet uniforme. Nous pourrions jouer à pile ou face. »
Avoir du culot
Quel est le point en commun entre une bougie de moteur et un effronté? Le culot, bien évidemment! En effet, le sens propre de ce terme désigne le fond métallique de certains objets, tels qu'une bougie, une cartouche, une ampoule. C'est aussi ce qui s'accumule au fond d'un récipient, dans le sens de dépôt, de résidu; le culot de centrifugation est la partie la plus dense d'un liquide qui se dépose au fond d'une éprouvette, par exemple.
Dans un registre familier, il s'agit d'une assurance effrontée. Ce sens figuré découle peut-être de l'idée de fond stable du sens premier. Curieusement, les termes pour exprimer ce concept ne manquent pas, notamment : l'aplomb, l'effronterie, l'audace et le toupet. Familièrement, "avoir du culot" se dit aussi "être culotté, gonflé", "ne pas manquer d'air". La tournure "y aller au culot" signifie donc agir avec audace.
Lu sur www.estrepublicain.fr (Article du 06/04/19)
Un rêve et beaucoup de culot pour lancer sa nouvelle bière à la rose
Avec sa bière blanche légère et aromatisée à la rose, Harold, le jeune brasseur du restaurant des 3 Brasseurs, tentera de remporter un concours national célébrant la mousse. Il espère ainsi que son idée originale lui permette de faire brasser son breuvage partout en France.
Faire mouche
Cette expression n'est pas très ancienne puisqu'elle date de la fin du XIXème siècle. Mais elle n'a aucun rapport avec l'insecte, ni avec le petit morceau de taffetas noir que les femmes mettaient sur leur joue pour mettre en valeur la blancheur de leur peau, ni avec l'appât artificiel pour pêcher. De fait, une mouche peut être aussi le point noir au centre d'une cible. Par conséquent, "faire mouche" signifie atteindre son but, mettre dans le mille, toucher juste.
Lu sur www.tvmag.lefigaro.fr :
(Article du 24/04/19, "Alain Ducasse fricotte avec Top Chef")
Cette année, le concours culinaire de M6 célèbre ses dix ans d’existence. Une saison placée sous le signe de l’excellence, qui a pour ambition de rassembler les grands noms de la gastronomie afin de cumuler plus de cent étoiles. Impossible, dans ces conditions, de passer à côté d’Alain Ducasse. «C’était un challenge pour nous d’avoir le chef le plus étoilé au monde. D’autant que c’est quelqu’un d’extrêmement réservé qui n’aime pas trop être devant les caméras», précise Virginie Dhers, la productrice. [...] «Nous lui avons proposé de faire une épreuve sur sa péniche autour d’un menu végétal, poursuit-elle. [...] Une proposition qui a fait mouche puisque Alain Ducasse a finalement dit oui.
Reprendre du poil de la bête
De quelle bête s'agit-il? D'un chat, d'une chèvre ou d'un loup? Les linguistes l'ignorent.
Selon une croyance populaire très ancienne, le poil d'un animal, par exemple un chien, qui avait mordu quelqu'un devait être appliqué sur la morsure afin de la guérir. Même Pline la mentionne. L'idée était donc de guérir le mal par le mal. C'est au XVIème siècle qu'apparaît la première version de l'expression, "prendre du poil de la bête", et c'est au siècle suivant que le verbe est remplacé par celui de "reprendre". Il faut dire que ce verbe signifie "prendre de nouveau", mais aussi "se rétablir, retrouver de la vigueur" sous sa forme pronominale.
L'expression a le sens de se ressaisir, de reprendre le dessus, de remonter la pente, après une maladie ou une période difficile.
Lu sur www.liberation.fr (Brève du 14/05/19)
L'essentiel de l'actu de ce mardi
Le Festival de Cannes démarre ce mardi avec Bill Murray, Iggy Pop, Selena Gomez et Tilda Swinton en vedette chez Jim Jarmusch. Délestée de la présence controversée de Netflix dans la sélection officielle, la 72e édition du Festival s’annonce exceptionnelle. L’occasion pour l’événement de reprendre du poil de la bête face au tsunami annoncé des nouvelles plateformes.
Ménager la chèvre et le chou
Qui ne connaît pas le jeu machiavélien où il s'agit de transporter isolément une chèvre, un chou et un loup d'une rive à une autre sans qu'aucun ne soit mangé? Si on ne surveille pas le loup, il dévorera la chèvre. Et si on ne fait pas attention à la chèvre, elle mangera le chou. Dans cette expression, "ménager" signifie traiter quelqu'un avec égard, avec le souci de ne pas lui déplaire. Il s'agit donc de concilier des intérêts contradictoires.
Lu sur www.actu.fr (Article du 8/10/19)
Dinan : quand les élus s’essaient au fauteuil roulant
Élus et techniciens ont arpenté le centre historique en fauteuil roulant. Sans surprise, il est très difficilement praticable. Des travaux sont prévus dans les bâtiments publics. [...]
Plus haut, ce sont les panneaux-chevalets placés devant de nombreux commerces qui gênent le passage et forcent à s’engager sur les pavés. Ou encore les boules anti-stationnement. Quand ce ne sont pas les présentoirs à cartes postales ou les terrasses qui débordent… « On pourrait mettre des amendes et être dans le coercitif, mais on préfère faire preuve de pédagogie en incitant les commerçants à rapprocher le plus proche possible leurs panneaux des vitrines, souligne Odile Miel-Giresse. Les boules anti-stationnement sont très basses et peuvent gêner les malvoyants, j’en suis bien consciente. Mais elles permettent aux camions de passer au-dessus et d’assurer leur livraison tout en interdisant le stationnement sauvage. C’est très compliqué, il faut ménager la chèvre et le chou. »
« Déjà qu’en tant que grand-mère j’estimais ça compliqué de circuler avec une poussette… J’ai trouvé ça très éprouvant, non seulement physiquement, mais aussi intellectuellement, parce qu’il faut toujours réfléchir au chemin que l’on va devoir emprunter, indique Cécile Paris lors du débriefing. Trois fois, j’ai eu très peur de partir en arrière en essayant de monter sur des pentes trop raides. »
« On ne découvre aucun des problèmes, assure Odile Miel-Giresse. Notre ville n’est pas simple à rendre accessible car beaucoup de bâtiments sont classés. Mais on ne prend pas ça pour une excuse. »
Mettre de l'eau dans son vin
À l'origine, cette expression datant du milieu du XVème siècle signifiait modérer, passer sa colère, par allusion à la supposée modération des effets du vin si on y ajoutait de l'eau. Fleury de Bellini écrivait en 1636 : "modérer ses passions, comme la chaleur du vin est tempérée par le mélange de l'eau."
Au cours des siècles, sa signification évolue et dès le XIXème cette expression n'a plus aucun rapport avec les sentiments. Mais il est encore question de modération. En effet, on l'emploie dans le sens de modérer ses exigences.
Lu sur www.elle.fr (Article du 07/06/19)
Laeticia Hallyday : ce revirement de situation auquel plus personne ne croyait !
Après un deuxième revers face à la justice, Laeticia Hallyday a décidé de prendre les choses en main. Elle n'est pas du genre à se décourager. Dernièrement, le tribunal de Nanterre a donné raison à Laura Smet et David Hallyday en reconnaissant que Johnny était avant tout français et que c'est donc la justice française qui doit trancher dans l'affaire de son héritage. Immédiatement, la jeune veuve a décidé de faire appel de cette décision et a fait en sorte d'obtenir la nationalité américaine pour elle et ses deux filles. Une décision qui pourrait jouer en sa faveur par la suite.
Mais ce n'est pas tout. Si l'on en croit Voici, Laeticia Hallyday et Laura Smet seraient actuellement en négociations afin de trouver un accord à l'amiable dans cette affaire d'héritage. Une façon pour tout le monde de tourner la page plus rapidement. Cette tentative d'arrangement n'est d'ailleurs pas une première, mais la précédente n'avait rien donné. Cette fois, Laeticia Hallyday aurait décidé de mettre de l'eau dans son vin et de faire en sorte que ça fonctionne.
Difficile pour le moment d'en savoir plus, mais il semblerait effectivement plus constructif pour tout le monde de trouver un accord satisfaisant pour les deux parties afin de stopper cette guerre familiale qui n'aurait pas été au goût de Johnny.
Pour des prunes
Quelle est la différence entre travailler pour des prunes et travailler comme un dingue? Non seulement le registre de langue diffère, "dingue" étant familier, mais il s'agit aussi de deux façons de travailler qui n'ont rien à voir, même si elles sont compatibles dans la pratique. En effet, on peut travailler pour rien, inutilement, tout en travaillant énormément, comme un fou ou un forcené.
L'expression ne se limite pas au monde du travail puisqu'elle peut s'appliquer à tout type d'action : parler, venir, nettoyer, etc.
Au départ, on disait "se battre pour des prunes". Cela nous fait remonter au XIIème siècle, précisément lors de la croisade de 1148, à l'instigation de Louis VII et de son confesseur l'abbé Bernard de Clairvaux. À la place de la victoire espérée, les croisés ont rapporté des pruniers, une variété d'arbres découverte dans les vergers de Damas. Ils s'étaient battus pour des prunes. Bien que goûteuse, c'était une maigre consolation!
Lu sur www.actu.fr :Article du 09/02/17)
Football au collège Jean-Moulin : les filles ne comptent pas pour des prunes
Au collège Jean-Moulin de Gacé, le sport en général et le football en particulier tiennent une place de choix.
Pour écouter Stéphane Bern raconter cet épisode historique, aller sur https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/pourquoi-dit-on-se-battre-pour-des-prunes-7779318201
Tourner autour du pot
Quel pot? Un type de récipient? On a bien le pot de moutarde, le petit pot pour bébé, le pot de peinture. Sans compter qu'un pot de colle a deux sens, propre et figuré (une personne ennuyeuse dont on ne peut pas se débarrasser). Ça peut être aussi un verre, c'est pourquoi on dit qu'on va prendre un pot. Pour fêter un événement, comme le pot de départ d'un collègue qui part à la retraite, par exemple. Moins convivial et plus polluant, il y a le pot d'échappement de la voiture… Par ailleurs, dans un registre familier, le pot désigne la chance.
Dans cette expression, on fait bien allusion à un récipient, mais il ne s'agit pas de ceux cités précédemment. Parmi tous les sens du mot "pot", ici il faut garder celui de marmite. L'idée de départ est simple : on n'ose pas demander ce qu'il y a à manger, donc on tourne autour de la casserole pour essayer de le découvrir.
Dans un sens figuré, l'expression indique que la personne hésite, tergiverse, parle avec des détours avant d'aborder franchement un sujet déterminé.
Lu sur www.vogue.fr : (Article du 11/09/19) Votre horoscope : cancer
Ne tournez pas autour du pot, allez droit au but. Votre franchise et votre droiture vous honorent, ne les étouffez pas.
Une vie de patachon
Une vie de pata-quoi? Un patachon, c'est une insulte? Mais non, pas du tout! Au XIXème siècle, un patachon était un conducteur de patache. Mais encore? C'était une diligence peu confortable pour des trajets au prix abordable. Bref, un carrosse pour les pauvres.
De nos jours, ce moyen de transport ayant disparu, et la profession avec, le terme de patachon ne s'utilise que dans cette expression. Mener une vie de patachon signifie que l'on mène une vie agitée, dissipée. Cela peut correspondre à celle d'un fêtard ou de quelqu'un qui est souvent par monts et par vaux, par exemple.
Lu sur www.lemonde.fr : (Article du 04/01/19)
« Françoise Sagan, l’élégance de vivre » : un portrait en toute subtilité
La réalisatrice Marie Brunet-Debaines ne traite pas la romancière comme une icône de la jet-set, mais comme l’auteure raffinée qu’elle était. [...] A Sagan, il faut laisser le dernier mot : « Oui, j’ai eu une vie de patachon. Mais de patachon travailleur. »
Je ne suis pas dans mon assiette
Non, pas celle des impôts! Ni celles que l'on utilise tous les jours pour servir nos bons petits plats. On en a plein : des assiettes plates, creuses, rondes, carrées, rectangulaires… De quelle assiette s'agit-il? Anciennement, ce terme désignait la manière d'être placé, l'équilibre, la tenue comme celle du cavalier sur sa monture. D'ailleurs, le mot vient du latin populaire "assedita", du verbe "assedere" qui a donné "asseoir". Mais le terme assiette était aussi employé dans un sens psychologique pour se référer à l'état d'esprit. Maintenant, on comprend mieux que l'idée de ne pas être dans son assiette signifie que l'on ne se sent pas bien, physiquement ou moralement. On n'est pas franchement malade, juste un peu patraque.
Lu sur www.autohebdo.fr : (Article du 02/11/19)
Hamilton pris de maux de tête à cause des bosses à COTA
«Certains ont la bosse des maths, Lewis Hamilton a celle du pilotage. Pour preuve, il peut remporter ce dimanche un 6e titre mondial qui l’installerait un peu plus dans la légende de son sport. [...]
« Après la première séance, je ne me sentais pas bien du tout, a confié Hamilton. C’est la piste la plus bosselée sur laquelle j’ai pu rouler. J’avais un de ces maux de crâne. Pour que les gens comprennent bien la situation : quand on dit que le circuit est bosselé, ce n’est pas nécessairement une critique. Sur certaines pistes, ces aspérités ajoutent un certain cachet. Je ne suis pas fan des pistes lisses ou resurfacées. Mais là, on est à un autre niveau. Et comme nous avons plus ou moins les fesses posées par terre, votre colonne vertébrale absorbe les compressions. J’ai dû aller m’allonger après les EL1 car je n’étais pas dans mon assiette. Nous avons fait quelques changements au niveau des réglages et je me sentais mieux en EL2.
Tout le monde est logé à la même enseigne. Après, sur les caméras embarquées, j’ai l’impression que les Ferrari négocient ces portions comme qui rigole. Je ne sais pas si leur hauteur de caisse est plus élevée ou s’ils ont une suspension plus souple. On trouvera une solution. Peut-être que je mettrai un coussin dans le cockpit pour la course (rires) ».
Allez Lewis, un Doliprane et ça devrait passer.